la biologie de papy - 10








ACTION DU FUSARIUM SUR 
LA PLANTE

La fusariose freine dans un premier temps l'évolution des
plantes. Cette même évolution s'accélère
brusquement par la suite




L'évolution comparée des teneurs en sucres et en azote des feuilles saines et malades d'une série "fusariose" (voir l'exemple ci-dessous) conduit à faire trois remarques:


Teneurs en sucres des feuilles saines et malades d'une
série "fusariose" dosées en début et en fin
d'expérience, et exprimées en mg
par g de matière sèche.



Teneurs en N correspondantes.





remarque n° 1. Dans les feuilles témoins, la teneur en sucres augmente avec l'âge de la plante alors que la teneur en N diminue..., ces deux phénomènes étant d'autant plus sensibles que la dose d'AG appliquée est plus forte, d'autant plus faibles que le traitement à l'AIA est plus important. Ce qui correspond aux résultats déjà obtenus.

remarque n° 2. Dans le cas des plantes malades traitées à l'AG (les moins atteintes), ces mêmes teneurs en sucres et en azote évoluent comme chez les plantes saines correspondantes, mais plus lentement. Ce qui donne à penser que les feuilles malades sont plus jeunes et plus riches en auxines que les feuilles saines correspondantes (voir remarque n° 1). Ce qui va aussi dans le sens des données fournies par la littérature (les feuilles des plantes atteintes de fusariose sont caractérisées par un phénomène d'hyperauxinie).

remarque n° 3. Dans le cas des plantes non traitées et traitées à l'AIA (les plus atteintes), on assiste par contre à un phénomène inverse. Les teneurs en sucres dosées en fin d'expériences dans les feuilles malades, dont on pourrait s'attendre à ce qu'elles soient plus faibles que les teneurs en sucres des témoins, sont ici nettement plus élevées. Quant aux teneurs en azote, dont on pourrait s'attendre à ce qu'elles soient plus élevées, elles sont à peu de chose près équivalentes.

En fin de compte, ces résultats donnent à penser:
- que dans un premier temps la fusariose freine l'évolution naturelle des feuilles malades, ces feuilles étant physiologiquement plus jeunes que les feuilles témoins correspondantes (plantes traitées à l'AG, les moins atteintes),
- que dans un deuxième temps le phénomène s'inverse, les feuilles malades prenant brusquement un sérieux "coup de vieux" (plantes non traitées et traitées à l'AIA les plus atteintes).


Pourquoi la plante malade rajeunit-elle dans un premier temps? Pourquoi vieillit-elle brusquement par la suite? Si vous souhaitez trouver une réponse à ces problèmes existentiels, reportez-vous au chapitre suivant.



N.B. L'azote est dosé ici par la méthode de Kjeldahl, qui prend en compte tout l'azote organique présent dans les tissus: ions ammonium, acides aminés, acides nucléiques, protéines de toutes sortes, etc, ce qui implique nécessairement une évolution lente de cet élément dans la plante... Il n'en va pas de même pour les sucres, la méthode utilisée ne prenant en compte que les sucres libres (les sucres intégrés dans de grosses molécules: amidon, cellulose, lignine, acides nucléiques, etc. ne sont pas dosés), ce qui permet une évolution beaucoup plus rapide de cet élément.



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