la biologie de papy - 14








LE CAS D'UNE PLANTE SOUMISE A LA 
DOUBLE ATTAQUE DU VIRUS
ET DU CHAMPIGNON 

La fusariose et la mosaïque exerçant sur le métabolisme de la plante
des effets opposés, la plante atteinte de ces deux maladies se
porte bien, en apparence tout au moins.




Rappel: Au cours d'une expérience, une plante inoculée avec le fusarium est contaminée accidentellement par le virus de la mosaïque du tabac. Mais alors que les autres plantes du même lot présentent les symptômes classiques de la fusariose, la plante surinoculée avec le virus ne se distingue extérieurement des témoins sains que par les symptômes foliaires de la mosaïque. Un mois plus tard, les feuilles jaunissent brusquement et tombent; les tiges et les racines présentent les symptômes vasculaires de la fusariose.







Ce qui a été dit dans les chapitres précédents conduit logiquement à interpréter le cas de la plante soumise à la double attaque du virus et du champignon de la façon suivante: au départ, le fusarium tend à modifier l'équilibre auxines/ gibbérellines de la plante en faveur des auxines (hyperauxinie), le VMT en faveur des gibbérellines (hypoauxinie), et l'équilibre physiologique de l'hôte se trouve maintenu dans un état voisin de celui des témoins. Ainsi gênée dans son évolution, la fusariose n'atteint un certain degré de gravité qu'un mois plus tard. L'équilibre artificiellement maintenu est alors rompu, les effets de la fusariose renforçant maintenant ceux de la mosaïque (hypoauxinie dans les deux cas). D'où le jaunissement et la chute des feuilles, témoignant d'une sénescence accélérée... (métabolisme fondamental).

Ou en d'autres termes: au départ, le fusarium tend à freiner l'évolution naturelle du rapport sucres/azote de la plante, le virus à l'accélérer, et l'équilibre physiologique de l'hôte se trouve maintenu dans un état voisin de celui des témoins. Ainsi gênée dans son évolution, la fusariose n'atteint un certain de gravité qu'un mois plus tard. L'équilibre artificiellement maintenu est alors rompu (augmentation du rapport sucres/azote dans les deux cas). D'où le jaunissement et la chute des feuilles, témoignant d'une sénescence accélérée... (métabolisme intermédiaire).

Ou en d'autres termes encore: au départ, le fusarium tend à freiner l'évolution générale de la plante, le VMT à l'accélérer, et l'équilibre physiologique de l'hôte se trouve maintenu dans un état voisin de celui des témoins. Ainsi gênée dans son évolution, la fusariose n'atteint un certain degré de gravité qu'un mois plus tard. L'équilibre artificiellement maintenu est alors rompu, les effets de la fusariose renforçant maintenant ceux de la mosaïque (accélération de l'évolution physiologique de la plante dans les deux cas). D'où le jaunissement et la chute des feuilles, témoignant d'une sénescence accélérée... (aspect phénotypique).



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