Comme toute science qui se respecte, la biologie peut se définir comme l’ensemble des connaissances acquises par l’homme dans un domaine déterminé. Elle est donc partie d’un niveau de connaissance « zéro » pour s’orienter vers une sorte de connaissance « absolue », et se situe aujourd’hui quelque part sur le long et difficile chemin qui mène à cette connaissance.
Cette science s’intéresse à l’étude des êtres vivants. Les êtres vivants sont constitués de cellules, et le chemin qui mène à cette connaissance passe logiquement ici par les étapes suivantes :
- la découverte de l’existence des cellules,
- l’étude des substances intervenant dans la composition des cellules et du rôle qu’elles y jouent,
- l’étude et la compréhension du fonctionnement des cellules, dans le cas des organismes uni- et pluricellulaire,
- l’étude et la compréhension du fonctionnement normal des organismes complexes (pluricellulaires), et de leur passage progressif de l’œuf à l’embryon, de l’embryon à la jeunesse, de la jeunesse à l’âge adulte, à la vieillesse et à la mort,
- la notion de maladie (fonctionnement anormal de l’organisme, relations hôte/parasite, etc.)
ET UNE QUESTION SE POSE : OU EN EST-ON AUJOURD’HUI ?
- Si la première des étapes évoquées ci-dessus (la découverte de l’existence des cellules) remonte à 1665 avec la mise au point par Hooke d’un microscope rudimentaire…, la véritable théorie cellulaire, établissant que les organismes vivants sont toujours et uniquement constitués de cellules, voit le jour en 1839 avec les travaux de Schleiden et de Schwann.
- La deuxième étape (l’étude des substances intervenant dans la composition des cellules et du rôle qu’elles y jouent) a fait au cours des dernières décennies des progrès spectaculaires, grâce au développement de la génomique, de la transcriptomique, de la protéomique, de la métabolomique et de la régulomique (j’espère ne rien oublier…).
- Elle semble donc aujourd’hui suffisamment avancée pour que la communauté scientifique internationale s’engage avec enthousiasme dans les étapes 3, 4 et 5 évoquées ci-dessus. Ceci grâce à de nouvelles approches intitulées biologie intégrative, biologie des systèmes, biologie prédictive, biologie synthétique ou biologie théorique…, approches associant biologistes, informaticiens, mathématiciens, biochimistes, physiciens et statisticiens, qui ont pour ambition déclarée de comprendre et prédire le fonctionnement normal ou anormal des cellules, des organismes complexes, voire des écosystèmes, en fonction des milieux et de leurs interactions. Un travail de très longue haleine, nécessitant la mise en place de moyens colossaux.
Dans ce contexte, on peut sérieusement se poser cette autre question: La biologie de Papy est-elle simple ou simpliste ? ou en d’autres termes: Papy a-t-il pris des vessies pour des lanternes en privilégiant l’idée qu’en biologie les notions d’équilibre et de régulation sont deux aspects d’un même problème, ou bien a-t-il mis en évidence un phénomène incontournable que la communauté scientifique sera un jour dans l’obligation de prendre en considération? Ou en d’autres termes encore : peut-on raisonnablement imaginer que des acides faibles comme l’AIA et l’AG puissent agir au niveau de bases faibles comme les bases puriques et pyrimidiques de l’ADN, transformant ces molécules a priori très stables en des sortes de sels, compatibles avec l’entrée en activité d’enzymes de type ARN-polymérases ?
A vous de vous faire votre opinion. En tout état de cause, « la biologie de papy » ne représente pour l’heure que le point de vue de Papy, ingénieur agronome en retraite qui, dans sa jeunesse, a passé quelques années dans un laboratoire de l’INRA, ses fonctions étant alors d’étudier le mode d’action des hormones végétales de croissance dans le cas des relations hôte/parasite existant entre une variété de tomate et un champignon pathogène.
JOSEPHINE, le 18 mai 2011
PS. J’ai intitulé ce document « La biologie de Papy » parce que Papy est mon père, et que j’espère bien qu’un jour ses petits enfants diront, comme tous les enfants du monde, en potassant leurs cours : « C’est la biologie de Papy ! »